• Le tableau de Phare ci-dessus, a été réalisé pour l'association par M. Jacques Poupon (8 avril 1940 - 29 juillet 2008) dans un contexte douloureux.Son fils est décédé lors d'un incendie à Londres, alors qu'il souhaitait rentrer chez lui.
  • Malgré cela ce dessin reflète une paix profonde. Les flammes qui emplissent l'intérieur du Phare se transforment en lumière et éclairent la voile blanche d'un petit esquif ballotté par les vagues. Nous comprenons facilement que cette fragile embarcation secouée par la tempête n'arrivera à bon port que si le navigateur connaît la mer, son bateau et les récifs. C'est à nous, les familles, qu'il appartient, avec tendresse et fermeté d'apprendre  à nos enfants à tenir la barre sans se noyer dans le vaste monde des addictions et des toxicomanies.


Qui sommes-nous ?

 

Des familles confrontées aux problèmes causés

 par les consommations de drogues  d'un proche. 

 

    Quand les familles confrontées à la drogue ne se résignent pas, quand elles se regroupent pour lutter contre ce fléau qu'est la toxicomanie, c'est comme un phare dans la nuit. La banalisation de l'usage des drogues n'est pas une fatalité.

    L'association apporte un soutien moral à ses adhérents ; elle diffuse des informations scientifiques et médicales. Elle propose des groupes d'entraide, motive les jeunes à ne pas « toucher » à la drogue ou à s'en défaire, grâce à de nombreuses actions de prévention, particulièrement dans les collèges et lycées.

CONTACTS : téléphones 06 43 19 70 07 ou 09 83 72 08 32 - Mails : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

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Prochains groupes de parole

 

Les prochains groupes de parole à Lyon (69) et à Romanèche-Thorins (71)

Ces groupes de paroles sont destiné aux parents ayant un ou plusieurs enfants, adolescents, jeunes, confrontés à la consommation de drogue(s) ou ayant des conduites addictives à l’égard de drogues licites ou illicites ou à l’égard des jeux vidéo, des paris en ligne, des réseaux sociaux, etc...

L’objectif de ces groupes de parole est de permettre aux parents d’échanger avec d’autres parents vivant les mêmes problèmes même si les situations sont très différentes . Partager son vécu émotionnel et relationnel « de parent à parent » permet à la fois de rompre l’isolement et de libérer la parole et les émotions souvent muselées parce qu’on ose pas en parler, ou parce que l’auditoire habituel est sourd aux craintes exprimées. À l’association le Phare nous constatons que face à une problème plusieurs cerveaux valent mieux qu’un : c’est dans la diversité des situations et des vécus que chaque parent trouve son propre chemin et les pratiques qui lui conviennent. C’est la diversité des points de vue qui en fait la richesse.

Les règles : respect, non-jugement, confidentialité : ce qui est dit dans le groupe ne doit pas être répété en dehors.

1 - À Lyon, les 1ers lundis du mois

La prochaine réunion aura lieu le lundi 4 novembre 2019

Contact : laisser un SMS sur le portable 06 43 19 70 07 pour qu’on vous rappelle rapidement ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Téléphone fixe de Marie-Françoise au 09 53 04 51 01 ou fixe de Claire à partir de 18 h : le 09 83 72 08 32.

 

2 - À Romanèche-Thorins :

 

Contact : laissez un message sur le numéro de portable de Claire : le 06 43 19 70 07. ou sur son mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 La date et le lieu de la réunion vous seront proposés ultérieurement par SMS sur votre téléphone portable ou sur votre messagerie.

 


 

               autre site  http://drogues.familles.free.fr

 

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Edito avril 2016 : 20 ans !

 

Notre association Le Phare, familles face à la drogue a maintenant 20 ans depuis janvier 1996,

comme en témoigne le 1er procès verbal ci-dessous :

 

 

comme notre présence à Strasbourg en juin 1997, époque où déjà notre association recherchait à ne pas rester isolée :

Quelles avancées pendant toutes ces années avec les groupes de parole des parents, les stages de jeunes "comment aider un copain à arrêter la drogue", les conférences, les préventions dans les collèges et lycées, l'écoute téléphonique ?

Que de joies partagées quand des parents retrouvent force et courage dans le groupe de parole et qu'un seul jeune sort de son addiction !

Comme il est difficile de parler soi-même du travail accompli, nous nous contenterons de citer quelques chiffres tiré du SONDAGE IFOP POUR LA MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre les drogues et les conduites addictives)

« LA CONSOMMATION DE CANNABIS ET LES RISQUES QUI Y SONT LIÉS »,

sondage diffusé lors du colloque le 11 février 2016 

« JEUNES ET CANNABIS : RECHERCHE, PRÉVENTION ET ACCOMPAGNEMENT »

Ainsi à la question : Comment avez-vous été informé des risques liés à la consommation de cannabis ?

Les jeunes de 15 à 18 ans répondent à 61 % par des professeurs et des intervenants au lycée et seulement 8 %par le site drogues-info-services et 4 % par les consultations jeunes consommateurs.

Ces chiffres parlent d'eux-mêmes.

Ne serait-il pas temps que les pouvoirs institutionnels s'intéressent un peu plus aux actions de prévention que nous menons auprès des jeunes ainsi qu'à l'accompagnement des familles qui font appel à nous ?

 

Marie-Françoise Camus

 

 

Edito Janvier 2013

 

En ce début d'année les sujets d'inquiétude ne manquent pas. Nous en avons dans nos familles. Nous en avons aussi pour notre pays. Est-ce le rôle d'un gouvernement d'orchestrer les dérapages de nos sociétés ?

En juin 98, le rapport Roques demandé par Bernard Kouchner alors ministre de la santé nous annonçait « le cannabis est moins grave que le tabac », ce qui est devenu dans la tête de nos enfants « cannabis pas grave ». C'était un formidable coup d'envoi à la banalisation du cannabis. Il a fallu attendre 2006 pour que 60millions de consommateurs dénonce enfin pour le grand public la dangerosité du cannabis et qu'un tournant soit abordé dans le mensonge médiatique. L'Etat maintenant annonce l'expérimentation des salles de shoot auxquelles François Fillon et Etienne Apaire s'étaient opposés il y a 2 ans. Nous sommes bien placés pour savoir qu'un toxicomane pour s'en sortir a besoin d'appuis fermes, affectueux et amicaux et non de complicités qui atteignent gravement sa santé, voire mettent sa vie en danger. L'aide véritable implique souvent le courage de la confrontation dans le respect des personnes bien sûr.

La mission d'un état n'est-il pas de protéger les plus faibles ? C'est en tout cas dans ce sens que nous travaillons dans notre association, en particulier dans le soutien à la parentalité qui est une de nos principales missions. Les premiers bénéficiaires en sont nos enfants.

Nous savons tous qu'un enfant pour se construire a besoin de se situer dans une filiation et que lorsque le père ou la mère vient à manquer, c'est une immense souffrance pour lui, souvent enfouie très profondément. La complémentarité de repères masculin et féminin, que ce soit pour les imiter ou s'en démarquer, est essentielle au devenir de l'enfant. Les pédopsychiatres nous confirment ce que le bon sens populaire sait d'instinct. Plus d'un million de personnes l'ont manifesté le 13 janvier à Paris par un froid glacial. 

Déjà la SNCF a commencé remplacer les mots père et mère et indique à la place parent 1 et parent 2.

Nous attendons de l'Etat qu'il protège le droit de l'enfant et dénonce le droit à l'enfant qui est une personne et non pas un objet que l'on s'offre.

 L'égalité n'est pas la négation des différences. Elle est d'abord la reconnaissance de la complémentarité. L'humain n'est véritablement humain que lorsqu'il se conjugue au masculin et au féminin. Tout être humain a le droit de puiser son devenir dans l'amour d'un homme et d'une femme, première condition de son bonheur futur.

Toute notre vie, nous apprenons à aimer. Cela passe toujours par la découverte souvent décapante de l'autre. Cet apprentissage se fait d'abord dans la famille. Alors pourquoi vouloir supprimer ce qui la fonde  ?

 

Marie-Françoise Camus